Les programmes d'histoire, géographie et éducation civique pour les classes de sixième datent de 1995 (
Journal Officiel, 22/11/1995) et sont entrés en vigueur à la rentrée de septembre 1996. Les documents sont au centre du programme d'histoire (parce qu'ils sont considérés de nature patrimoniale), la carte et l'image au centre du programme de géographie. Un renouvellement est prévu pour la rentrée 2008.
En histoire:_La naissance de l'agriculture et de l'écriture.
_L'Egypte: le pharaon, les dieux et les hommes.
_Le peuple de la Bible: les Hébreux.
_La Grèce.
_Rome: de la république à l'empire.
_Les débuts du chritianisme.
_Conclusion: la fin de l'empire romain en Occident et les héritages de l'Antiquité.
En géographie:_Les grands repères géographiques du monde: population, domaines climatiques et biogéographiques, les grands ensembles de relief.
_Les grands types de paysages: urbains, ruraux, de faible occupation humaine.
En éducation civique:_Le sens de l'école: la vie au collège, l'éducation: un droit pour tous.
_Les droits et les devoirs de la personne: l'élève, l'identité, la citoyenneté.
_La responsabilité de chacun vis-à-vis du cadre de vie et de l'environnement: environnement et patrimoine.
Depuis 1814, le programme d'histoire de sixième a toujours porté sur l'Antiquité.
Depuis 1865, le programme de géographie a toujours comporté des éléments de géographie physique. Et il n'a jamais porté sur la France.
Pourquoi étudier l'Egypte en sixième? Le SNES-FSU s'est interrogé sur le maintien d'une étude de la civilisation égyptienne alors que nos trois disciplines sont sensées désormais former un "citoyen européen".
Précisément, il s'agit de donner un exemple différent de la civilisation européenne, que les élèves sachent qu'il n'y a pas que l'Europe.
Une autre réponse, plus classique, consiste à rappeler l'égyptomanie française, qui date de la fin du XVIIIe siècle (expédition de N. Bonaparte) et qu'entretiennent régulièrement des médias grand public (chaînes de télévision et notamment le service public, quotidiens
, mensuels comme
Sciences et Avenir,
L'histoire et plus généralement toutes les revues abordant l'histoire, succès des romans égyptomaniaques de Christian Jacq). Cette égyptomanie se retrouve chez les enfants, qui demandent souvent plus qu'il n'est prévu par les programmes.
L'étude de l'Egypte présente aussi un intérêt didactique: elle permet d'enchaîner sur les Hébreux, et donc de passer du polythéisme au monothéisme. D'où l'accent porté sur le mythe d'Osiris.
Enfin, elle permet d'étudier comme le précise les accompagnements les "
permanences d'une civilisation" : territoire, société, pouvoir, croyances.
Sources:
_Collectif,
Enseigner au collège: Histoire, géographie, éducation civique. Programmes et accompagnements, Paris, SCEREN-CNDP, Ministère de l'Education Nationale, réédition de 2004 (2002).
_Collectif, liste de diffusion
H-Français de l'association Les Clionautes.
_
F. AUDIGIER,
F. GUILLOTEAU,
G. LION,
et alii,
L'épreuve sur dossier au CAPES d'histoire-géographie, Paris, Editions Seli Arslan, 2001, 351 pages [aucune bibliographie fournie]
_
P. GARCIA et
J. LEDUC,
L'enseignement de l'histoire en France: de l'Ancien Régime à nos jours, Paris, Armand Colin, Collection U, 320 pages.